les nouvelles contraintes pesant sur les emballages
Les nouvelles contraintes qui obligent
les entreprises à modifier et à optimiser leurs emballages
- La mondialisation : échanges
multiples et complexes, qui nécessitent une meilleure maîtrise des matériaux et
des concepts de l’emballage et du conditionnement.
- La prise en compte de
l’environnement : respect du décret 98-638 sur les exigences essentielles de la
conception et de la fabrication des emballages.
- L’adaptabilité aux évolutions des
modes de consommation et aux demandes changeantes du consommateur : changement
du mode de vie, vieillissement de la population, etc.
- La nécessité d’un meilleur
maîtrise de l’obsolescence des produits : retarder au maximum les DLC et DLUO.
- L’évolution des modes de
distribution : Hard Discount, présentation et vente des produits par Internet,
etc.
- La recherche d’une augmentation de
la productivité et d’une baisse des coûts de revient des produits :
rationalisation de l’ensemble de la chaîne des coûts
- Les avancées technologiques
apportent de nouvelles possibilités aux industriels de l’emballage.
Ainsi, les fabricants et les
utilisateurs d’emballages sont donc appelés régulièrement à modifier leurs
packagings.
Les emballages et l’environnement
Au coeur d’enjeux
industriels et logistiques importants, les emballages évoluent avec les modes
de vie et les pratiques de consommation. Les quantités produites progressent
constamment au fil des ans. En 2004, 12,4 millions de tonnes d’emballage ont
été mis sur le marché en France, ce qui représente une progression moyenne
annuelle de 1,5 % depuis 1994. Sur les dix dernières années, le plastique, le
papier-carton et le bois sont à l’origine de cette augmentation.
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Ces produits génèrent des déchets industriels et ménagers
pesant lourdement sur l’environnement. Outre des pollutions de toutes natures -
décharges sauvages, émissions de gaz et d’effluents toxiques - leur production
consomme de l’énergie et des matières premières.
Face à l’accroissement de
la quantité de déchets, la Commission européenne a élaboré un dispositif qui
concerne tous les acteurs de l’emballage - producteurs, distributeurs,
consommateurs, contribuables et citoyens - qui participent à la gestion de la
longue chaîne d’activités du secteur.
La directive 94/62/CE
relative aux emballages et aux déchets d’emballages répond ainsi à un double
objectif. En premier lieu, elle incite tous les États membres à progresser en
matière de prévention et de valorisation des déchets d’emballages. En second
lieu, le texte entend encadrer et harmoniser les initiatives prises dans ce
domaine afin d’éviter les entraves aux échanges et les distorsions de
concurrence à l’intérieur de l’Union.
Elle définit trois
exigences essentielles préalables à la mise sur le marché de tout emballage :
- la réduction au minimum nécessaire du poids et
du volume de l’emballage dès sa création,
- la diminution des teneurs en métaux lourds et
autres substances dangereuses dans ses divers constituants,
- la possibilité d’offrir une valorisation en
fin de vie.
La directive fixait des
objectifs en matière de valorisation et de recyclage à atteindre par l’ensemble
des États membres au 30 juin 2001. La valorisation, par recyclage ou
valorisation énergétique, devait représenter 50 % à 65 % du poids des
emballages. Le recyclage, matière ou organique, devait constituer 25 % à 45 %
de ce poids, avec un minimum de 15 % par matériau. La France a répondu à ces
objectifs.
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De nouveaux objectifs à
atteindre à la fin de l’année 2008 ont été introduits par la directive
2004/12/CE :
- 60 % au moins des déchets devront être
valorisés ;
- 55 % à 80 % des déchets devront être recyclés
avec un minimum par matériau :
60 % pour le verre et le
papier-carton ;
50 % pour les métaux ;
22,5 % pour les
plastiques ;
15 % pour le bois.
Source: sessi, ademe
Recyclage des emballages
l'emballage un secteur dynamique et innovant
L’emballage : un
secteur dynamique et innovant
Forte de 115 000 emplois pour près
de 900 entreprises de 20 salariés et plus, la fabrication d’emballages en
France génère en 2004 un chiffre d’affaires de 18,3 milliards d’euros, soit 3 %
de l’industrie manufacturière.
Largement tournée vers
l’agroalimentaire, l’industrie de l’emballage opère également dans les secteurs
de la pharmacie et des cosmétiques. Elle y tient une place essentielle dans la
chaîne de fabrication qui relie le produit brut au consommateur final. La
sécurité et l’hygiène alimentaire, l’information du consommateur, le design et
le respect de l’environnement constituent donc des enjeux d’importance pour une
industrie innovante et dynamique.
Emballages en plastique, en
papier-carton, en verre, métal ou bois : autant d’activités au fonctionnement
différent. Ainsi, le secteur de l’emballage en verre, très capitalistique, est
fortement concentré, celui du plastique est atomisé et l’artisanat très présent
dans le bois.
Si des grands groupes, leaders
mondiaux, tiennent une place prépondérante dans les segments nécessitant de
forts investissements, la capacité d’évolution et d’adaptation des petites
entreprises contribue largement à la compétitivité de ce secteur où la proximité
des clients et des fabricants joue un rôle fort.
Si les sites de production sont
présents sur l’ensemble du territoire national, quelques spécificités
régionales se dégagent. Ainsi l’Île-de-France ne rassemble que 7 % des
effectifs du secteur, contre 16 % dans l’industrie manufacturière. À noter la
place particulière de la Haute-Normandie dans le domaine du verre, celle du
grand Sud-Ouest pour le bois ou Rhône-Alpes pour le plastique ou de la
Bourgogne pour le métal.
|
Chiffres clés du secteur de l’emballage
(entreprises de 20 personnes et plus) |
||||
|
|
Année 2004 |
Année 2003 |
Evolution 2003/2004* |
|
|
Nombre
d’entreprises |
878 |
895 |
|
|
|
Effectif
salarié au 31/12 |
114 954 |
117 052 |
- 1,8 % |
|
|
Chiffres
d’affaires hors taxes |
M€ |
18 258 |
18 045 |
1,2 % |
|
Exportations |
M€ |
4 077 |
3 971 |
2,7 % |
|
Investissements
corporels totaux |
M€ |
867 |
849 |
2,1 % |
* Corrigé des
variations de champ Sessi
– Enquête Annuelle d’Entreprise
|
Principaux ratios du secteur de
l’emballage (entreprises de 20 personnes et plus) |
||
|
Productivité
apparente du travail (VAHT/Effectif) |
K€ |
52 |
|
Taux de
valeur ajoutée (VAHT / CAHT) |
% |
32,8 |
|
Taux
d’exportation (EXP / CAHT) |
% |
22,3 |
|
Taux de
marge (EBE / VAHT) |
% |
27,5 |
|
Taux d’investissement (INV / VAHT) |
% |
14,5 |
|
Taux d’autofinancement (CAF / INV) |
% |
121,4 |
Sessi
– Enquête Annuelle d’Entreprise, 2004
les fonctions de l'emballage
- Fonctions techniques de protection :
mécanique, thermique, physico-chimique, bactériologique et microbiologique, organoleptique, contre le vol et la démarque inconnue. Ces fonctions assurent la conservation et la sécurité (inviolabilité).
- Fonctions de service au consommateur :
garantie de poids, de volume, adaptation au fractionnement de la consommation, facilité de rangement, de préhension, d'ouverture, de transport du point de vente au domicile …
- Fonctionnalités industrielles :
mécanisation sur ligne de production, manutention, palettisation, stockage usine, transport vers les centres de distribution ou d’éclatement, entreposage, groupage, livraison des points de vente, mise en rayon, passage en caisse … .
- Fonctions d’information et de présentation provenant d’obligations légales, de contraintes techniques et d’actions de communication :
identification du produit, dénomination, origine, contenance, composition, date limite de consommation, codification EAN, mode d’emploi et conseils d’utilisation, marque, forme, graphisme, offre promotionnelle.
Ces fonctions doivent désormais être assurées tout en limitant l’impact de l’emballage sur l’environnement et les ressources naturelles et en améliorant son aptitude à la valorisation, dans le cadre d’une démarche d’amélioration continue
Qu'est ce qu'un emballage?
Définition réglementaire de l’emballage
L’article 2 du décret français du 20 juillet 1998 relatif à
la prise en compte des exigences essentielles liées à l’environnement dans la
conception et la fabrication des emballages définit l’emballage et explicite,
en même temps, ses fonctions essentielles :
On entend par “emballage” tout objet, quelle que soit la
nature des matériaux dont il est constitué, destiné à contenir et protéger des
marchandises, à permettre leur manutention et leur acheminement du producteur
au consommateur ou à l’utilisateur, et à assurer leur présentation. Tous les
articles “à jeter” utilisés aux mêmes fins doivent être considérés comme des
emballages.
Les chiffres clés de l'industrie française de l'emballage
Quel est le role de l'emballage?
L'emballage est le
véhicule du produit, et comme tout véhicule, il se doit d'être le plus
économique, le plus propre, le plus recyclable possible.
Il devient donc
fondamental de repenser l'emballage sous l'aspect économique et
environnemental, c'est à dire faire de l'éco conception dans sa globalité
depuis l'extraction de la matière première jusqu'à la valorisation ou le
recyclage du déchet d'emballage.









